GMob est le créateur de la
Déclaration citoyenne universelle
d’urgence climatique
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Publié le 5 juillet 2026
Aéroport de Saint-Hubert-Longueuil: « Nous sommes arrivés à ce qui commence… » (G. Miron) [Lettres]
Jacques Benoit, citoyen de Longueuil, membre de GMob -
Publié le 27 novembre 2025
Réduire pour changer, changer pour réduire… pour survivre – Mémoire à la Consultation sur la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre du Québec [Documents]
Rédaction: Marc Brullemans, Jacques Benoit. Révision: Serge Proulx, Michel Jetté. -
Publié le 7 septembre 2025
Fin du mauvais théâtre à Longueuil? [Lettres d'opinion]
Jacques Benoit, citoyen de Longueuil, membre de GMob (GroupMobilisation)
PressMob - Édition écrite
Démission de Steven Guilbeault – Pour en finir avec le mythe du « Géant Vert »

« Bonjour Parti libéral du Canada. Steven Guilbeault a annoncé fin-mai qu’il quittait la vie politique, mais que son départ officiel se ferait plus tard cet été. Pourriez-vous me dire la date officielle de son départ ? Merci de me répondre. »
« Bonjour Jacques, Stephen (sic !) Guilbeault a annoncé qu’il quittera la vie politique cet été. Nous n’avons pas de date officielle pour le départ de M. Guilbeault. Cordialement, Parti libéral du Canada. »
Donc, d’ici quelques jours à quelques semaines, Steven Guilbeault quittera son poste de député, après avoir précédemment démissionné du caucus ministériel. Sa sortie se sera faite comme… par étapes.
Alors, après les hommages médiatiques affirmant qu’il fut « le meilleur ministre de l’Environnement que nous ayons jamais eu au Canada » (certains journalistes avaient presque la larme à l’œil), prenons le temps de rappeler des éléments de sa carrière politique (2019-2026) que les médias ont tus, volontairement ou non, mais qui permettent de mieux juger le parcours politique du « Géant Vert » !
N.B. Puisque Steven Guilbeault tente actuellement de soigner, voire de redorer son image via des entrevues, des articles et une lettre d’opinion digne des beaux contes de Fanfreluche (« Un beau conte à sa manière », chantait-elle), nous ne ferons pas ici la liste des « si extraordinaires réalisations de ce si grand ministre de l’Environnement et du changement climatique», vu que tous les médias en ont déjà rempli tous leurs reportages ![1] Résumé des fleurs que lui a lancées Étienne Leblanc, de Radio-Canada: « Il a jeté les bases d’une politique climatique en profondeur qui commençait à peine à donner ses résultats ; il a établi les fondations d’une politique climatique pour un pays pétrolier comme le Canada. (N.B. Le gouvernement fédéral n’a pas de pouvoir sur les ressources naturelles qui relèvent du niveau provincial.) De plus, il a présidé à un Accord international sur la biodiversité protégeant 30 % des terres et mers pour tous les pays signataires.»
D’abord, un peu d’histoire…
En 2013, Kinder Morgan, propriétaire du pipeline TransMountain, veut agrandir son oléoduc qui va des sables bitumineux de l’Alberta jusqu’à la côte de la Colombie-Britannique. L’objectif est de faire passer la capacité du réseau de 300 000 à 890 000 barils par jour, mais, devant les diverses oppositions, l’entreprise menace d’abandonner le projet.
En 2018, le gouvernement Trudeau propose alors d’acquérir le pipeline et de procéder à son parachèvement.
Le 15 mai 2018, des groupes écologistes et des représentants de la société civile rendent publique une déclaration « Ensemble contre l’expansion du pipeline de Kinder Morgan et pour une transition écologique juste », invitant à une manifestation contre cet achat et son développement. Le texte est assez clair et explicite. Parmi les signataires, individus et groupes, on retrouve au numéro #64… « Steven Guilbeault, Équiterre » !
Le 29 mai, le gouvernement Trudeau annonce l’entente pour l’achat de l’oléoduc Trans Mountain et son projet d’agrandissement. Suite au vote des actionnaires de Kinder Morgan, la transaction est formellement clôturée en août 2018 pour un montant de 4,5 milliards de dollars.
La réaction du milieu écologiste et des groupes militants climatiques est unanime et ne se fait pas attendre. Le 30 mai, un communiqué est publié sous le titre (traduction) «Réaction au rachat de l’oléoduc canadien : « Trudeau se transforme en PDG d’une grande compagnie pétrolière ».
Le gouvernement Trudeau est à 15 mois de l’élection, et les groupes ont bien l’intention d’en faire un enjeu important en campagne électorale.
Le 11 octobre 2018, Équiterre annonce[2]“ Départ de Steven Guilbeault d’Équiterre ”, Communiqué de presse, 11 octobre 2018 https://www.equiterre.org/fr/articles/communique-depart-de-steven-guilbeault-dequiterre le départ de Steven Guilbeault de sa direction. « Il consacrera ainsi son temps entre l’écriture d’un livre sur le rôle de l’intelligence artificielle dans la lutte aux changements climatiques, et ses activités de conseiller stratégique chez Cycle Capital Management[3]Sa participation à Cycle Capital viendra le hanter plus tard via un article du Journal de Montréal “ Le ministre Guilbeault détient des intérêts financiers dans une firme liée à un controversé fonds fédéral ” https://www.journaldemontreal.com/2024/11/05/le-ministre-guilbeault-detient-des-interets-mysterieux-dans-des-fonds-prives ─ le plus important gestionnaire de fonds en capitaux de risque dédié aux technologies propres au Canada ─ ainsi qu’au sein de la firme de services-conseil spécialisée dans les enjeux d’économie verte et d’économie sociale, Copticom. » Il affirme : « J’ai toujours été intéressé au rôle des nouvelles technologies dans la lutte aux changements climatiques et je veux approfondir mes recherches sur l’incidence de l’intelligence artificielle dans ce domaine.»
Acte un, 2019: l’entrée en scène
Mais huit mois plus tard, le 20 juin 2019, Steven Guilbeault annonce son intérêt pour devenir candidat du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie. Il y voit « une suite logique à son engagement pour lutter contre les changements climatiques chez Équiterre et Greenpeace », rapporte Radio-Canada Info. Sa candidature est officialisée le lendemain, 21 juin.
Le 10 juillet, il est investi candidat officiel. Le 11 septembre, des élections fédérales sont déclenchées.
La candidature de Steven Guilbeault ne fait pas l’unanimité dans le mouvement écologiste. Radio-Canada rapporte que huit personnalités du mouvement reconnues pour leur rigueur et leur intégrité signent une lettre « cinglante » intitulée Rupture définitive de Steven Guilbeault avec le mouvement écologiste . « La missive constitue un coup de semonce, pour ne pas dire une volée de bois vert contre Guilbeault. Le principal grief des signataires : Guilbeault, selon eux, a trahi le mouvement en s’associant au PLC qui, malgré ses prétentions vertes, a tout de même acheté un pipeline. »[4]“ Steven Guilbeault, en vert et contre tous ”, Radio-Canada Info, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1345218/steven-guilbeault-laurier-sainte-marie-nima-machouf-michel-duchesne-jamil-azzaoui Le gouvernement aurait pu, par exemple, après l’avoir acheté, rapidement le démanteler et réutiliser les matériaux.
Le 21 octobre 2019, Steven Guilbeault est élu député de Laurier-Sainte-Marie. D’aucuns s’attendent à ce qu’il soit nommé à l’Environnement. Lors de l’annonce de sa candidature, Radio-Canada[5]« Steven Guilbeault contre Trans Mountain et contre la loi sur la laïcité de l’État », Radio-Canada INFO, 21 juin 2019 https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1194396/guilbeault-candidat-liberal-transmountain-laicite-etat-ecologiste écrivait qu’il continuerait “de s’opposer au pipeline Trans Mountain et se refusera donc à le défendre pour le gouvernement Trudeau. »
Ça tombe bien : le 20 novembre, il est nommé ministre du Patrimoine canadien.
À l’automne 2020, un BAPE est tenu au Québec concernant un projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel (GNL) à Saguenay, où la majorité des participants déposent des mémoires s’y opposant.
Mais le Devoir du 16 mars 2021 titre « Le gouvernement Trudeau qualifie le gaz naturel liquéfié d’«énergie propre [et] signe un «partenariat énergétique» avec l’Allemagne, un pays qui pourrait être un client de GNL Québec. »[6]Le Devoir, 16 mars 2021 https://www.ledevoir.com/actualites/environnement/597013/le-gouvernement-trudeau-qualifie-le-gaz-naturel-liquefie-d-energie-propre[7]Guilbeault a toujours été plus prompt à s’opposer au pétrole qu’au gaz. Il ne s’est guère opposé aux projets de liquéfaction de l’ère Trudeau. Lire d’ailleurs ceci: https://iaac-aeic.gc.ca/050/documents/p80208/146929F.pdf
Acte deux, 2021: le règne
Le 26 octobre 2021, Steven Guilbeault devient ministre de l’Environnement et du Changement climatique suite à un remaniement ministériel et, moins de 6 mois plus tard, le gouvernement Trudeau donne son assentiment à un nouveau projet d’exploitation pétrolière : Bay du Nord[8]Guilbeault signe l’autorisation le 6 avril 2022 https://iaac-aeic.gc.ca/050/documents/p80154/143500F.pdf.
« Le site contient plus de 300 millions de barils de pétrole, possiblement jusqu’à un milliard, par l’entremise de près de 60 puits. Son exploitation implique de créer le plus profond puits de pétrole au Canada.»[9]Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Bay_du_Nord
Le 1er avril, TVA Nouvelles titre « Des manifestants interrompent un événement de Steven Guilbeault pour s’opposer au projet Bay du Nord ».
Le 6 avril, « Équiterre dénonce une décision irresponsable et incohérente du gouvernement »[10]“ Bay du Nord approuvé ”, Communiqué de presse d’Équiterre, 6 avril 2022 https://www.equiterre.org/fr/articles/cdp-reaction-decision-bay-du-nord. Le même jour, dans une entrevue à Radio-Canada, le ministre Guilbeault explique, entre autres, qu’il a « dépolitisé l’évaluation environnementale [et que, grâce à cela] un groupe d’experts a étudié le projet pendant 4 ans, pour arriver à une recommandation qui dit « Ben nous, on estime que le projet n’a pas d’impact significatif ! Cela étant, le promoteur a 137 conditions qu’il doit respecter, dont une condition qui n’a jamais été imposée au Canada à aucun projet, c’est-à-dire que le projet soit net zéro carboneutre ici d’ici 2050, […] que le plan que nous avons déposé la semaine dernière a été encensé par la plupart des experts, même les écologistes […] un plan très solide, ce plan-là repose sur des données […] et ce que nous nous sommes engagés à faire c’est d’éliminer progressivement les émissions de gaz à effet de serre de tous les secteurs… »
Le journaliste Patrice Roy lui fait remarquer que cette décision envoie tout un message au monde et, brusquement, lui demande s’il avait songé à démissionner. « Non pas du tout !… C’est un projet symbolique, je peux comprendre pourquoi, pour plusieurs, mais, pour la première fois dans l’histoire du pays, nous avons un plan de lutte au changement climatique qui montre comment nous allons atteindre nos objectifs… »
Cette question de l’animateur n’est pas anodine, puisque le ministre français de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, nommé en mai 2017, avait démissionné en août 2018 en direct sur les ondes de France Inter, déçu et désillusionné par le manque d’engagement de la France en matière de lutte contre les changements climatiques[11]Radio-Canada Info, 28 août 2018, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1120416/france-environnement-ministre-nicolas-hulot-demission. Plusieurs voyaient en Guilbeault le Hulot canadien, sinon québécois. Que nenni !
Une semaine plus tard, un consultant en marketing[12]Une collaboration spéciale de Pierre Harvey, se présentant comme « disposant de plus de 30 ans d’expérience en coaching export, positionnement de marchés dans plus de 48 pays du monde […] considéré comme un spécialiste régional en matière de relations d’affaires avec la Nouvelle-Angleterre.» défendait Steven Guilbeault dans le journal La Tribune, taxant ses opposants d’extrémistes. En réponse le 22 avril[13]“ Ni mentir, ni louer à l’autruche ”, PressMob édition écrite, 22 avril 2022 https://www.groupmobilisation.com/ni-mentir-ni-jouer-a-lautruche/ , nous citions le rapport paru à l’automne 2021 du Chatham House, difficilement qualifiable d’extrême gauche, où on pouvait lire que si les pays fortement émetteurs ne s’empressent pas de réduire vigoureusement leurs émissions de GES, « il y a moins de 5 % de chances de maintenir les températures bien en dessous de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels, et moins de 1 % de chances d’atteindre l’objectif de 1,5 °C fixé par l’Accord de Paris de 2015. » Ça devait avoir échappé à notre écoministre !
Le 11 mai, en campagne « Non à Bay du Nord! Un projet qui menace la biodiversité et le climat », Équiterre s’allie au Sierra Club et poursuit le gouvernement fédéral, contestant la décision du ministre de l’Environnement et du Changement climatique d’approuver le projet Bay du Nord d’Equinor.
Le Devoir du 16 juin 2022 écrivait : « Plus de 4 milliards de tonnes de GES générés par le pétrole et le gaz canadiens exportés. Ces émissions des combustibles fossiles brûlés dans le monde en cinq ans sont plus importantes que le bilan national [le projet] doit produire au moins 500 millions de barils de pétrole, mais il est prévu que cette production soit « carboneutre » d’ici 2050. […] Cela ne changera toutefois rien aux émissions issues de l’utilisation finale de ce pétrole. Selon les données de l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis, chaque baril qui est brûlé génère 0,43 tonne de GES. Si l’on suppose que 90 % du pétrole exploité par Equinor sera brûlé, ce qui est le cas actuellement pour cette ressource, le projet Bay du Nord pourrait générer 190 millions de tonnes de GES. »
Le 12 juillet, les chefs mi’gmaq du Nouveau-Brunswick se joignent à la poursuite d’Équiterre et du Sierra Club.[14]En 2023, via des partenaires internationaux, des pressions sont faites sur les actionnaires lors de l’AGA de mai d’Équinor, où il est décidé de reporter le projet de trois ans, sans toutefois l’annuler. Le 16 juin, la Cour fédérale décide de rejeter la poursuite judiciaire contre le gouvernement fédéral.
Le 20 juillet, un manifestant interrompt une conférence de presse du ministre Guilbeault à Montréal, l’accusant d’être un « criminel climatique » pour l’aval qu’il a donné au projet Bay du Nord. Alors que l’homme criait, M. Guilbeault lui a dit à un moment donné : « Je suis d’accord avec vous. » Questionné par La Presse, Guilbeault a répondu que ce avec quoi il était d’accord, c’est sur la nécessité « d’en faire plus. Je suis venu en politique exactement pour ça, pour en faire plus ».[15]“ Steven Guilbeault apostrophé par un manifestant ”, La Presse, 21 juillet 2022 https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2022-07-21/steven-guilbeault-apostrophe-par-un-manifestant.php
À la COP27 tenue en novembre 2022 à Charm el-Cheikh, en Égypte, un événement mettant en vedette six entreprises pétrolières canadiennes est prévu au pavillon du Canada. Bien que les groupes écologistes s’y opposent, le ministre Guilbeault, lui, n’y voit pas de problème : selon lui, la présence des entreprises pétrolières, regroupées au sein de l’Alliance nouvelles voies (aujourd’hui “Alliance des sables bitumineux”), se justifie au nom de la « pluralité des voix », essentielle en démocratie.
« Je pense que dans une société démocratique, c’est tout à fait légitime que les différentes voix soient entendues, c’est tout aussi démocratique qu’on entende celles des écologistes qui ne sont pas d’accord avec le point de vue exprimé par le groupe qui s’exprimera.»[16]“ L’expulsion de l’industrie pétrolière du pavillon du Canada réclamée ”, La Presse 10 novembre 2022 https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2022-11-10/cop27/l-expulsion-de-l-industrie-petroliere-du-pavillon-du-canada-reclamee.php
C’est sans doute pour les mêmes raisons de démocratie « tout à fait légitime des différentes voix » que le Canada s’oppose à ce que la déclaration finale affirme qu’il faut sortir des énergies fossiles d’ici 2050.[17]“ Le Canada ne soutient pas la réduction de pétrole et de gaz demandée lors de la COP27 ”, Radio-Canada INFO 17 novembre 2022
Le 4 décembre, l’émission Tout le monde en parle permet à Guilbeault d’affirmer « Il y a un dix ans […], les scientifiques nous disaient qu’on se dirigeait vers un réchauffement planétaire d’au moins 4 à 5 degrés Celsius. Et là, les dernières études parlent d’un réchauffement de 1,7 à 2,4 degrés. »[18]« Urgence climatique et biodiversité (1ère partie) Ne nous laissons pas rouler dans la farine« , PressMob édition écrite, 9 décembre 2022. https://www.groupmobilisation.com/urgence-climatique-et-biodiversite-1ere-partie-ne-nous-laissons-pas-rouler-dans-la-farine/
Le 10 décembre, à l’émission Les faits d’abord de Radio-Canada, il va encore plus loin : « Il y a une dizaine d’années […], les scientifiques nous disaient que l’on se dirigeait vers un monde où les températures allaient augmenter de 4 à 5 degrés C. À la conférence de Charm El-Cheikh, l’A.I.E. nous dit ça va être plus de l’ordre de 1,7 degré ; les Nations Unies nous disent que c’est peut-être 2,4. (…) C’est beaucoup moins que le 4 ou 5 où on se dirigeait il y a dix ans. »[19]« Urgence climatique et biodiversité (2e partie) – Nous n’avons pas besoin de cela », PressMob édition écrite, 12 décembre 2022. https://www.groupmobilisation.com/urgence-climatique-et-biodiversite-2e-partie-nous-navons-pas-besoin-de-cela/
Donc, on n’a pas à s’inquiéter, tout va très bien, madame la marquise !
On aurait pu s’attendre, à l’occasion d’émissions d’intérêt public de grande écoute, après la COP27 et pendant la COP15 sur la biodiversité, à ce que notre grand ministrécolo en profite pour informer et expliquer à la population la situation réelle, comme le font actuellement dans les médias français des gens comme Jean-Marc Jancovici, ingénieur et leader du Shift Project , et Christophe Cassou, climatologue et directeur de recherche au CNRS.
« Oui, mais la situation n’était pas pareille ici à l’époque ! », diront certain.e.s. Ah bon ?…
- Et le dôme de chaleur de juin 2021 au-dessus de la Colombie-Britannique, qui avait fait cramer le petit village de Lytton ? À 49,6 °C, on n’avait rien à envier à la France actuellement. Ça avait été suivi de rivières atmosphériques inondant la plaine Sumas au sud du fleuve Fraser, une vaste région parmi les meilleures terres agricoles au Canada. Un an plus tard, cette région ne s’était toujours par remise des impacts qui ont entraîné des dégâts de plusieurs centaines de millions de dollars ;
- Au printemps 2022, un derecho qui n’a duré que 12 heures s’était étendu du sud de l’Ontario jusqu’au Québec et causé pour 875 M$ en dégâts assurés, dont 155 M$ au Québec, et au moins 70 M$ juste pour Hydro-Québec. Sophie Brochu, PDG d’Hydro, avait dit que c’était le pire désastre depuis le verglas.
- Et ailleurs dans le monde, à la mi-mai 2022, un autre dôme de chaleur à 50 °C s’était reproduit en Inde et au Pakistan[20]“ Canicule de 2022 en Inde et au Pakistan ” Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Canicule_de_2022_en_Inde_et_au_Pakistan. Et quelques mois plus tard, le Pakistan se retrouvait inondé[21]« Inondations de 2022 au Pakistan » – Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Inondations_de_2022_au_Pakistan au tiers de sa superficie, affectant 33 millions un de personnes (presque la population du Canada), causant la mort de plus 1 700 personnes, détruisant des centaines de milliers de maisons, endommageant des milliers de kilomètres de routes et des centaines de ponts à travers le pays.
S’il ne voulait pas faire la liste des événements climatiques, Guilbeault aurait pu référer au graphique qui suit :

Si les mêmes chiffres qu’il a utilisés en entrevue montrent que les prévisions d’augmentation de la température ont baissé entre 2001 et 2022, dans le même temps, l’évaluation du niveau de risque et d’impact de cette augmentation a gravement augmenté, ce qui explique toute l’importance de contenir le réchauffement bien en dessous de 2 °C , même à 1,5 °C. Steven Guilbeault l’a-t-il expliqué ?… Que nenni ! Il semble que tout cela n’était pas suffisant ni pertinent aux yeux du plus grand ministre de l’Environnement que le Canada ait connu ! « C’est beaucoup moins que… », nous a-t-il plutôt rassurés !
C’est pourquoi nous écrivions[22]« Urgence climatique et biodiversité (2e partie) – Nous n’avons pas besoin de cela« , PressMob édition écrite, 12 décembre 2022, op. cité.: « En amenuisant la situation, en instrumentalisant les scientifiques, en utilisant comme à Tout le Monde en parle le mot “études”, sans préciser leur teneur, le ministre Guilbault, à l’instar d’autres porte-parole, ne fait que rendre la lutte pour la préservation du climat plus difficile encore. Nous avons besoin d’idées claires et non pas d’une suite d’assertions, prises ça et là, assemblées pour faire une belle histoire. »
Alors que l’on pensait avoir tout vu, la COP15 sur la biodiversité prit fin le 19 décembre sur un « accord historique ».
L’accord « 30-30 »
À l’ouverture de la COP15, le 7 décembre, le journal Le Monde rapportait l’avertissement d’Antonio Guterres pour « mettre fin à une orgie de destruction ».
« Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est sans doute celui qui a usé des mots les plus virulents pour mettre les 196 pays engagés dans la négociation d’un nouveau cadre mondial de préservation de la diversité biologique face à leur responsabilité. « Avec notre appétit sans limite pour une croissance économique incontrôlée et inégale, l’humanité est devenue une arme d’extinction massive », a-t-il martelé. «Nous traitons la nature comme des toilettes et, finalement, nous nous suicidons par procuration. Il est temps, a-t-il ajouté, de conclure un traité de paix avec la nature, (…) d’assumer la responsabilité des dommages que nous avons causés », car « contrairement aux rêveries de certains milliardaires, il n’y a pas de planète B ».[23]« COP15 sur la biodiversité : à Montréal, l’avertissement d’Antonio Guterres pour « mettre fin à une orgie de destruction », Le Monde, 7 décembre 2022 https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/12/07/cop15-sur-la-biodiversite-a-montreal-l-avertissement-d-antonio-guterres-pour-mettre-fin-a-une-orgie-de-destruction_6153361_3244.html
Douze jours plus tard, la COP se termine sur un accord surnommé par certains « 30-30 » qu’on pourrait résumer à un engagement mondial à conserver et gérer efficacement au moins 30 % des terres, des zones côtières et des océans de la planète d’ici 2030, et le versement par les pays riches de 30 milliards de dollars par an d’ici 2030 dans un nouveau Fonds mondial pour la biodiversité pour aider les pays du Sud (qui abritent la plus grande partie de la biodiversité mondiale) à atteindre ces buts.
Dans les médias locaux, internationaux et environnementaux, les épithètes s’envolent pour qualifier l’issue de cette rencontre internationale, où on ne manque pas de souligner l’immense travail et toute l’influence du grand ministre de l’Environnement du Canada. « Succès ! » « Victoire majeure ! » « Accord historique ! » « Défi colossal ! » Mais qu’en est-il vraiment ?
Le 10 janvier 2025[24]« Ce que nous sommes tous en train de perdre – De la guerre des classes à l’extermination du Vivant », PressMob édition écrite, 10 janvier 2025 https://www.groupmobilisation.com/ce-que-nous-sommes-tous-en-train-de-perdre/, nous écrivions
« Encore une fois, c’est le modèle comptable qui gagne, les forces du marché prévalent. Que signifient 30% ? De quels habitats parle-t-on ? Et veut-on nous faire croire que continuer à exploiter 70% des terres et des océans avec le modèle business as usual n’affectera pas les 30% des espèces « chanceuses » protégées, comme si tous ces processus biologiques complexes n’étaient pas interreliés ?
En affirmant que : « oui, ça va se réchauffer, mais pas aussi vite qu’on le pensait », [Guilbeault] occultait qu’en 2022, avec seulement une augmentation de 1,1 degré Celsius, ce sont des segments de continents qui partaient en fumée et que des sécheresses historiques tuaient des populations fragilisées autour de la planète. Le Stockholm Resilience Centre affirmait que 6 des 9 limites planétaires considérées comme critiques sont atteintes[25]Maintenant, nous en sommes à 7!… https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2195042/changement-climatique-acidification-ocean-limite, ce qui a le potentiel de résulter en un emballement irréversible du climat dans les prochaines années. Et, bien sûr, ce réchauffement amplifie la destruction des habitats naturels que nous avons déjà massacrés. Pour citer l’astrophysicien Aurélien Barreau : nous avons perdu 65% des forêts depuis mille ans, 65% des grands mammifères depuis 30 ans, et 65% des insectes depuis 10 ans… et ça va en empirant.
[…] Nous ne pourrons pas revenir en arrière une fois que des systèmes naturels complexes auront changé d’état. Le droit à l’erreur n’existe tout simplement pas… Et ça, l’écologiste Steven Guilbeault le sait très bien. »
2023 : l’année la plus chaude
Les incendies de forêt au Canada volent la vedette des crises climatiques avec 6 000 incendies[26]Le Téléjournal de Radio-Canada, voulant informer sur les effets de ces feux, annonce que les émissions de ces incendies sont de « 290 mégatonnes (Mt) de CO2 ». Or, ce ne sont pas des émissions de CO2, mais de carbone (C). Les émissions de CO2 sont plutôt de l’ordre de 1063 Mt de CO2, plus de 3 fois et demie ce qui a été affirmé, et 1 fois et demie les émissions humaines annuelles du Canada et environ 13 fois les émissions annuelles du Québec. https://www.groupmobilisation.com/radio-canada-une-erreur-dimportance/, ravageant 15 millions d’hectares de forêt, un record de superficie cramée, supérieure à celle de l’Angleterre et plus du double du record de 1989. (voir le graphique suivant)

Le 22 août 2023, au Téléjournal de Radio-Canada, Catherine Potvin, professeure au département de biologie de l’Université McGill, spécialiste de l’atténuation des changements climatiques, déclare sans ambages : « On peut même pas dire : c’est minuit moins une, là. C’est minuit plus quinze !… »[27]«On peut même pas dire : c’est minuit moins une, là. C’est minuit plus quinze !… », Verbatim de l’entrevue de Catherine Potvin, PressMob édition écrite 31 août 2023 https://www.groupmobilisation.com/on-peut-meme-pas-dire-cest-minuit-moins-une-la-cest-minuit-plus-quinze/
La situation climatique continue de s’aggraver, au point où 2023 est déclarée l’année la plus chaude de toute l’histoire. Le 20 décembre, un document réalisé par Radio-Canada Info explique pourquoi 2023 est l’année de tous les records climatiques.
Le 23 décembre, l’émission Tout peut arriver de Radio-Canada fait le bilan environnemental de l’année 2023 avec le ministre Guilbeault, qui se dit confiant quant à la possibilité de vaincre notre dépendance collective aux énergies fossiles et de limiter les effets du réchauffement planétaire.
« Il faut garder espoir, parce que si l’on perd l’espoir, c’est fini […] Nous sommes capables collectivement de nous attaquer à ce problème-là [la crise climatique] »
Mais il ajoute, en récidivant encore une fois:
« Le réchauffement anticipé est beaucoup moins important qu’il ne l’était il y a à peine huit ans. Mais il reste du travail à faire, il faut accélérer le pas. »
Pourquoi s’inquiéter et accélérer ? C’est bien moins pire qu’on pensait : « ça va bien aller… mais ça va mal finir ! »[28]Du titre d’une chronique de Louis Roy du 12 mai 2020 https://louismroy.org/2020/05/12/113/comment-page-1/
2024 : « l’ambition » canadienne
Du 21 octobre au 1er novembre, sous le thème « Paix avec la nature », se tient la COP16 à Cali, en Colombie.
Environnement et Changement climatique Canada annonce sur son site: « Le Canada fait preuve de leadership et d’ambition à l’échelle internationale en matière de protection de la nature et de la biodiversité à la COP16 à Cali, en Colombie ».
En lisant plus loin, on apprend comment se traduit ce « leadership et ambition » : « un financement total de 62 millions de dollars pour sept projets visant à protéger la biodiversité partout dans le monde. »
Pour mieux évaluer l’importance de ce financement, un comparatif est rapporté dans le PressMob édition écrite du 24 novembre : « Un simple tronçon de 11 km de l’autoroute 20 (de Cacouna à L’Isle-Verte) a couté 69 millions de dollars en 2011. »[29]« Du côté du Québec, il est le premier État fédéré au monde à avoir contribué au Fonds-cadre de la biodiversité à hauteur de 2 millions de dollars… soit environ 300 mètres d’autoroute, valeur de 2011. », « Du berceau de l’humanité au dépotoir-cercueil ! », PressMob édition écrite 24 novembre 2024 https://www.groupmobilisation.com/du-berceau-de-lhumanite-au-depotoir-cercueil/
Il semble que le financement du Fonds mondial pour la biodiversité adopté dans « l’accord historique » de la COP15 de Montréal sous le grand leadership et la grande influence du ministre de l’ Environnement et du Changement climatique du Canada… bat de l’aile (pour rester poli)! Parler beaucoup pour agir peu !
Acte trois: la sortie
Le 14 mars 2025, le nouveau chef du Parti libéral du Canada, Mark Carney, opère un virage majeur dans la stratégie climatique canadienne en signant un décret abolissant la taxe carbone, et le 9 avril, il affirme vouloir que le Canada devienne LA superpuissance énergétique mondiale. Il remanie son cabinet, nomme Terry Duguid à l’Environnement et Changement climatique, et relègue Steven Guilbeault à la Culture et à l’Identité canadiennes, Parcs Canada et lieutenant du Québec.
Le 28 avril, des élections fédérales ont lieu. Steven Guilbeault est réélu député de Laurier-Sainte-Marie dans un nouveau gouvernement libéral minoritaire.
Le 13 mai 2025, Julie Aviva Dabrusin est nommée à l’Environnement et Changement climatique, et Guilbeault devient ministre responsable des Langues officielles, de l’Identité et de la Culture canadiennes.
Dans les mois qui suivent, le gouvernement Carney obtient une légère majorité grâce à des transfuges des autres partis.
Huit mois et demi plus tard, le 27 novembre 2025, Steven Guilbeault annonce qu’il démissionne de ses fonctions ministérielles parce qu’il est « en profond désaccord avec l’entente de principe entre le gouvernement fédéral et celui de l’Alberta. […] Finalement, au cours des derniers mois, plusieurs éléments du plan de lutte aux changements climatiques sur lequel j’ai travaillé comme ministre de l’Environnement ont été, ou sont sur le point, d’être démantelés : la tarification sur le carbone pour les consommateurs, la norme VZE, le plafond sur les émissions du secteur du pétrole et gaz, le cadre pour éliminer les subventions aux combustibles fossiles, ainsi que le règlement sur l’électricité propre. À mes yeux, ces mesures restent essentielles à notre plan de lutte contre les changements climatiques. »[30]Déclaration de Steven Guilbeault, 27 novembre 2025, publiée sur son compte Facebook https://www.facebook.com/steven.guilbeault/posts/jai-inform%C3%A9-le-premier-ministre-de-ma-d%C3%A9cision-de-d%C3%A9missionner-comme-ministre-de/1405463124283009/
Mais il demeure député… du Parti libéral du Canada !… Il semble que les raisons évoquées ne sont pas suffisantes pour qu’il claque la porte : il la referme doucement, en reculant pas à pas.
Puis, le 27 mai 2026, il annonce à la Chambre des communes qu’il quitte son poste de député…mais pas tout de suite !
« Le député ne veut toutefois pas partir sur une note trop acrimonieuse. En coulisses, on indique qu’il souhaite éviter une rupture ouverte avec le gouvernement. Le premier ministre et son entourage auraient été informés de sa décision depuis plusieurs jours déjà. Steven Guilbeault aurait également accepté de demeurer en poste jusqu’à l’été afin de ne pas fragiliser davantage la mince majorité du gouvernement et de laisser le temps aux stratèges libéraux de préparer sa succession. » (Radio-Canada Info, 26 mai 2026)
« Il s’est toutefois gardé d’attaquer le gouvernement dans son discours en Chambre, […] Il n’a laissé poindre aucune amertume, invitant plutôt d’autres personnes à se lancer en politique. » (La Presse, 27 mai 2026)
« Je ne me sens pas trahi ! » (La Presse, 28 mai 2026)
C’est ce qu’on pourrait appeler une sortie « à regrets » !
Épilogue
Il est difficile, après tout ça, de croire en la grandeur d’âme que les médias ont prêtée à Steven Guilbeault.
Mais ce qui est encore plus difficile pour les militant.e.s de longue date, c’est d’entendre l’hommage du député bloquiste Patrick Bonin, ex-Greenpeace, au « militant » Steven Guilbeault, particulièrement le passage où il affirme que « Jamais, jamais, je n’ai douté de son engagement dans la lutte aux changements climatiques. »
Laissons les derniers mots à André Bélisle[31]Pour en connaître plus sur l’histoire du mouvement écologiste et sur Steven Guilbeault, lire : « 40 ans de luttes pour l’environnement T.1 : Sur les ailes de l’aigle – Un gars de chantier chez les verts (1982-2002) », 2023 ; et « T.2 : La Guerre des fossiles – 2003-2023 », 2024, de André Bélisle et Philippe Bélisle, Éditions Somme toute., de l’AQLPA, qui fut signataire de la lettre de 2019 « Rupture définitive de Steven Guilbeault avec le mouvement écologiste » évoquée au début de cet article :
« Je suis toujours choqué, stupéfait du traitement médiatique de Guilbeault.
Comment se fait-il que son bilan réel ne soit pas établi ?
40 % d’augmentation de la production de pétrole bitumineux depuis 2015 ou depuis que ce visage à deux faces a été promu ÉCOLO MODÈLE CANADIEN par le POUVOIR BRUN de PwC lors du Sommet mondial sur le climat de Paris.
36 % d’augmentation des émissions de GES du secteur pétrole et gaz de l’ouest et la même rengaine qui a joué en boucle tout au long, NOUS SOMMES LES MEILLEURS et vous allez voir ce que vous allez voir avec nos engagements et nos nouvelles réglementations…
Pourtant l’ONU, le GIEC IPCC GERMAN WATCH l’ont dénoncé lors de plusieurs Sommets mondiaux sur le climat depuis Glasgow en 2021, RIEN N’Y FAIT…
ANTONIO GUTERRES, secrétaire général de l’ONU a même accusé le Canada d’être un hypocrite en matière de lutte contre la crise climatique, de se cacher derrière des promesses et engagements climatiques qui ne sont JAMAIS RESPECTÉS …
Maintenant on en fait une pauvre victime, un SAINT MARTYR CANADIEN et OUPS FLUSHÉ on passe à un autre appel…de Suncor… »
Qu’ajouter de plus ?
« Force est de constater que sur les changements climatiques, sur la question du climat, je n’ai eu que peu ou pas d’impact sur les décisions qui ont été prises… » – Steven Guilbeault, en entrevue avec Étienne Leblanc, Radio-Canada.
Pour avoir de l’impact ou de l’influence, il aurait fallu que Guilbeault fasse ce qu’il n’a jamais fait : contrer la diversion et la désinformation climatique et scientifique, travailler à informer, éduquer, expliquer à son gouvernement et à toute la population l’état d’urgence climatique afin de les préparer et de les mobiliser pour les changements profonds et radicaux qui s’imposeront.
Pour avoir de l’influence, il aurait fallu d’abord qu’il ait de la conviction !…
[1] Résumé des fleurs que lui a lancées Étienne Leblanc, de Radio-Canada: « Il a jeté les bases d’une politique climatique en profondeur qui commençait à peine à donner ses résultats ; il a établi les fondations d’une politique climatique pour un pays pétrolier comme le Canada. (N.B. Le gouvernement fédéral n’a pas de pouvoir sur les ressources naturelles qui relèvent du niveau provincial.) De plus, il a présidé à un Accord international sur la biodiversité protégeant 30 % des terres et mers pour tous les pays signataires. »
[2] “ Départ de Steven Guilbeault d’Équiterre ”, Communiqué de presse, 11 octobre 2018 https://www.equiterre.org/fr/articles/communique-depart-de-steven-guilbeault-dequiterre
[3] Sa participation à Cycle Capital viendra le hanter plus tard via un article du Journal de Montréal “ Le ministre Guilbeault détient des intérêts financiers dans une firme liée à un controversé fonds fédéral ” https://www.journaldemontreal.com/2024/11/05/le-ministre-guilbeault-detient-des-interets-mysterieux-dans-des-fonds-prives
[4] “ Steven Guilbeault, en vert et contre tous ”, Radio-Canada Info, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1345218/steven-guilbeault-laurier-sainte-marie-nima-machouf-michel-duchesne-jamil-azzaoui
[5] « Steven Guilbeault contre Trans Mountain et contre la loi sur la laïcité de l’État », Radio-Canada INFO, 21 juin 2019 https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1194396/guilbeault-candidat-liberal-transmountain-laicite-etat-ecologiste
[6] Le Devoir, 16 mars 2021 https://www.ledevoir.com/actualites/environnement/597013/le-gouvernement-trudeau-qualifie-le-gaz-naturel-liquefie-d-energie-propre
[7] Guilbeault a toujours été plus prompt à s’opposer au pétrole qu’au gaz. Il ne s’est guère opposé aux projets de liquéfaction de l’ère Trudeau. Lire d’ailleurs ceci: https://iaac-aeic.gc.ca/050/documents/p80208/146929F.pdf
[8] Guilbeault signe l’autorisation le 6 avril 2022 https://iaac-aeic.gc.ca/050/documents/p80154/143500F.pdf
[9] Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Bay_du_Nord
[10] “ Bay du Nord approuvé ”, Communiqué de presse d’Équiterre, 6 avril 2022 https://www.equiterre.org/fr/articles/cdp-reaction-decision-bay-du-nord
[11] Radio-Canada Info, 28 août 2018, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1120416/france-environnement-ministre-nicolas-hulot-demission
[12] Une collaboration spéciale de Pierre Harvey, se présentant comme « disposant de plus de 30 ans d’expérience en coaching export, positionnement de marchés dans plus de 48 pays du monde […] considéré comme un spécialiste régional en matière de relations d’affaires avec la Nouvelle-Angleterre. »
[13] “ Ni mentir, ni louer à l’autruche ”, PressMob édition écrite, 22 avril 2022 https://www.groupmobilisation.com/ni-mentir-ni-jouer-a-lautruche/
[14] En 2023, via des partenaires internationaux, des pressions sont faites sur les actionnaires lors de l’AGA de mai d’Équinor, où il est décidé de reporter le projet de trois ans, sans toutefois l’annuler. Le 16 juin, la Cour fédérale décide de rejeter la poursuite judiciaire contre le gouvernement fédéral.
[15] “ Steven Guilbeault apostrophé par un manifestant ”, La Presse, 21 juillet 2022 https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2022-07-21/steven-guilbeault-apostrophe-par-un-manifestant.php
[16] “ L’expulsion de l’industrie pétrolière du pavillon du Canada réclamée ”, La Presse 10 novembre 2022 https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2022-11-10/cop27/l-expulsion-de-l-industrie-petroliere-du-pavillon-du-canada-reclamee.php
[17] “ Le Canada ne soutient pas la réduction de pétrole et de gaz demandée lors de la COP27 ”, Radio-Canada INFO 17 novembre 2022
[18] « Urgence climatique et biodiversité (1ère partie) Ne nous laissons pas rouler dans la farine« , PressMob édition écrite, 9 décembre 2022. https://www.groupmobilisation.com/urgence-climatique-et-biodiversite-1ere-partie-ne-nous-laissons-pas-rouler-dans-la-farine/
[19] « Urgence climatique et biodiversité (2e partie) – Nous n’avons pas besoin de cela« , PressMob édition écrite, 12 décembre 2022. https://www.groupmobilisation.com/urgence-climatique-et-biodiversite-2e-partie-nous-navons-pas-besoin-de-cela/
[20] “ Canicule de 2022 en Inde et au Pakistan ” Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Canicule_de_2022_en_Inde_et_au_Pakistan
[21] « Inondations de 2022 au Pakistan » – Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Inondations_de_2022_au_Pakistan
[22] « Urgence climatique et biodiversité (2e partie) – Nous n’avons pas besoin de cela« , PressMob édition écrite, 12 décembre 2022, op. cité.
[23] « COP15 sur la biodiversité : à Montréal, l’avertissement d’Antonio Guterres pour « mettre fin à une orgie de destruction », Le Monde, 7 décembre 2022 https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/12/07/cop15-sur-la-biodiversite-a-montreal-l-avertissement-d-antonio-guterres-pour-mettre-fin-a-une-orgie-de-destruction_6153361_3244.html
[24] « Ce que nous sommes tous en train de perdre – De la guerre des classes à l’extermination du Vivant », PressMob édition écrite, 10 janvier 2025 https://www.groupmobilisation.com/ce-que-nous-sommes-tous-en-train-de-perdre/
[25] Maintenant, nous en sommes à 7!… https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2195042/changement-climatique-acidification-ocean-limite
[26] Le Téléjournal de Radio-Canada, voulant informer sur les effets de ces feux, annonce que les émissions de ces incendies sont de « 290 mégatonnes (Mt) de CO2 ». Or, ce ne sont pas des émissions de CO2, mais de carbone (C). Les émissions de CO2 sont plutôt de l’ordre de 1063 Mt de CO2, plus de 3 fois et demie ce qui a été affirmé, et 1 fois et demie les émissions humaines annuelles du Canada et environ 13 fois les émissions annuelles du Québec. https://www.groupmobilisation.com/radio-canada-une-erreur-dimportance/
[27] «On peut même pas dire : c’est minuit moins une, là. C’est minuit plus quinze !… », Verbatim de l’entrevue de Catherine Potvin, PressMob édition écrite 31 août 2023 https://www.groupmobilisation.com/on-peut-meme-pas-dire-cest-minuit-moins-une-la-cest-minuit-plus-quinze/
[28] Du titre d’une chronique de Louis Roy du 12 mai 2020 https://louismroy.org/2020/05/12/113/comment-page-1/
[29] « Du côté du Québec, il est le premier État fédéré au monde à avoir contribué au Fonds-cadre de la biodiversité à hauteur de 2 millions de dollars… soit environ 300 mètres d’autoroute, valeur de 2011. », « Du berceau de l’humanité au dépotoir-cercueil ! », PressMob édition écrite 24 novembre 2024 https://www.groupmobilisation.com/du-berceau-de-lhumanite-au-depotoir-cercueil/
[30] Déclaration de Steven Guilbeault, 27 novembre 2025, publiée sur son compte Facebook https://www.facebook.com/steven.guilbeault/posts/jai-inform%C3%A9-le-premier-ministre-de-ma-d%C3%A9cision-de-d%C3%A9missionner-comme-ministre-de/1405463124283009/
[31] Pour en connaître plus sur l’histoire du mouvement écologiste et sur Steven Guilbeault, lire : « 40 ans de luttes pour l’environnement T.1 : Sur les ailes de l’aigle – Un gars de chantier chez les verts (1982-2002) », 2023 ; et « T.2 : La Guerre des fossiles – 2003-2023 », 2024, de André Bélisle et Philippe Bélisle, Éditions Somme toute.
- Résumé des fleurs que lui a lancées Étienne Leblanc, de Radio-Canada: « Il a jeté les bases d’une politique climatique en profondeur qui commençait à peine à donner ses résultats ; il a établi les fondations d’une politique climatique pour un pays pétrolier comme le Canada. (N.B. Le gouvernement fédéral n’a pas de pouvoir sur les ressources naturelles qui relèvent du niveau provincial.) De plus, il a présidé à un Accord international sur la biodiversité protégeant 30 % des terres et mers pour tous les pays signataires.» ⤴
- “ Départ de Steven Guilbeault d’Équiterre ”, Communiqué de presse, 11 octobre 2018 https://www.equiterre.org/fr/articles/communique-depart-de-steven-guilbeault-dequiterre ⤴
- Sa participation à Cycle Capital viendra le hanter plus tard via un article du Journal de Montréal “ Le ministre Guilbeault détient des intérêts financiers dans une firme liée à un controversé fonds fédéral ” https://www.journaldemontreal.com/2024/11/05/le-ministre-guilbeault-detient-des-interets-mysterieux-dans-des-fonds-prives ⤴
- “ Steven Guilbeault, en vert et contre tous ”, Radio-Canada Info, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1345218/steven-guilbeault-laurier-sainte-marie-nima-machouf-michel-duchesne-jamil-azzaoui ⤴
- « Steven Guilbeault contre Trans Mountain et contre la loi sur la laïcité de l’État », Radio-Canada INFO, 21 juin 2019 https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1194396/guilbeault-candidat-liberal-transmountain-laicite-etat-ecologiste ⤴
- Le Devoir, 16 mars 2021 https://www.ledevoir.com/actualites/environnement/597013/le-gouvernement-trudeau-qualifie-le-gaz-naturel-liquefie-d-energie-propre ⤴
- Guilbeault a toujours été plus prompt à s’opposer au pétrole qu’au gaz. Il ne s’est guère opposé aux projets de liquéfaction de l’ère Trudeau. Lire d’ailleurs ceci: https://iaac-aeic.gc.ca/050/documents/p80208/146929F.pdf ⤴
- Guilbeault signe l’autorisation le 6 avril 2022 https://iaac-aeic.gc.ca/050/documents/p80154/143500F.pdf ⤴
- Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Bay_du_Nord ⤴
- “ Bay du Nord approuvé ”, Communiqué de presse d’Équiterre, 6 avril 2022 https://www.equiterre.org/fr/articles/cdp-reaction-decision-bay-du-nord ⤴
- Radio-Canada Info, 28 août 2018, https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1120416/france-environnement-ministre-nicolas-hulot-demission ⤴
- Une collaboration spéciale de Pierre Harvey, se présentant comme « disposant de plus de 30 ans d’expérience en coaching export, positionnement de marchés dans plus de 48 pays du monde […] considéré comme un spécialiste régional en matière de relations d’affaires avec la Nouvelle-Angleterre.» ⤴
- “ Ni mentir, ni louer à l’autruche ”, PressMob édition écrite, 22 avril 2022 https://www.groupmobilisation.com/ni-mentir-ni-jouer-a-lautruche/ ⤴
- En 2023, via des partenaires internationaux, des pressions sont faites sur les actionnaires lors de l’AGA de mai d’Équinor, où il est décidé de reporter le projet de trois ans, sans toutefois l’annuler. Le 16 juin, la Cour fédérale décide de rejeter la poursuite judiciaire contre le gouvernement fédéral. ⤴
- “ Steven Guilbeault apostrophé par un manifestant ”, La Presse, 21 juillet 2022 https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2022-07-21/steven-guilbeault-apostrophe-par-un-manifestant.php ⤴
- “ L’expulsion de l’industrie pétrolière du pavillon du Canada réclamée ”, La Presse 10 novembre 2022 https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2022-11-10/cop27/l-expulsion-de-l-industrie-petroliere-du-pavillon-du-canada-reclamee.php ⤴
- “ Le Canada ne soutient pas la réduction de pétrole et de gaz demandée lors de la COP27 ”, Radio-Canada INFO 17 novembre 2022 ⤴
- « Urgence climatique et biodiversité (1ère partie) Ne nous laissons pas rouler dans la farine« , PressMob édition écrite, 9 décembre 2022. https://www.groupmobilisation.com/urgence-climatique-et-biodiversite-1ere-partie-ne-nous-laissons-pas-rouler-dans-la-farine/ ⤴
- « Urgence climatique et biodiversité (2e partie) – Nous n’avons pas besoin de cela », PressMob édition écrite, 12 décembre 2022. https://www.groupmobilisation.com/urgence-climatique-et-biodiversite-2e-partie-nous-navons-pas-besoin-de-cela/ ⤴
- “ Canicule de 2022 en Inde et au Pakistan ” Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Canicule_de_2022_en_Inde_et_au_Pakistan ⤴
- « Inondations de 2022 au Pakistan » – Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Inondations_de_2022_au_Pakistan ⤴
- « Urgence climatique et biodiversité (2e partie) – Nous n’avons pas besoin de cela« , PressMob édition écrite, 12 décembre 2022, op. cité. ⤴
- « COP15 sur la biodiversité : à Montréal, l’avertissement d’Antonio Guterres pour « mettre fin à une orgie de destruction », Le Monde, 7 décembre 2022 https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/12/07/cop15-sur-la-biodiversite-a-montreal-l-avertissement-d-antonio-guterres-pour-mettre-fin-a-une-orgie-de-destruction_6153361_3244.html ⤴
- « Ce que nous sommes tous en train de perdre – De la guerre des classes à l’extermination du Vivant », PressMob édition écrite, 10 janvier 2025 https://www.groupmobilisation.com/ce-que-nous-sommes-tous-en-train-de-perdre/ ⤴
- Maintenant, nous en sommes à 7!… https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2195042/changement-climatique-acidification-ocean-limite ⤴
- Le Téléjournal de Radio-Canada, voulant informer sur les effets de ces feux, annonce que les émissions de ces incendies sont de « 290 mégatonnes (Mt) de CO2 ». Or, ce ne sont pas des émissions de CO2, mais de carbone (C). Les émissions de CO2 sont plutôt de l’ordre de 1063 Mt de CO2, plus de 3 fois et demie ce qui a été affirmé, et 1 fois et demie les émissions humaines annuelles du Canada et environ 13 fois les émissions annuelles du Québec. https://www.groupmobilisation.com/radio-canada-une-erreur-dimportance/ ⤴
- «On peut même pas dire : c’est minuit moins une, là. C’est minuit plus quinze !… », Verbatim de l’entrevue de Catherine Potvin, PressMob édition écrite 31 août 2023 https://www.groupmobilisation.com/on-peut-meme-pas-dire-cest-minuit-moins-une-la-cest-minuit-plus-quinze/ ⤴
- Du titre d’une chronique de Louis Roy du 12 mai 2020 https://louismroy.org/2020/05/12/113/comment-page-1/ ⤴
- « Du côté du Québec, il est le premier État fédéré au monde à avoir contribué au Fonds-cadre de la biodiversité à hauteur de 2 millions de dollars… soit environ 300 mètres d’autoroute, valeur de 2011. », « Du berceau de l’humanité au dépotoir-cercueil ! », PressMob édition écrite 24 novembre 2024 https://www.groupmobilisation.com/du-berceau-de-lhumanite-au-depotoir-cercueil/ ⤴
- Déclaration de Steven Guilbeault, 27 novembre 2025, publiée sur son compte Facebook https://www.facebook.com/steven.guilbeault/posts/jai-inform%C3%A9-le-premier-ministre-de-ma-d%C3%A9cision-de-d%C3%A9missionner-comme-ministre-de/1405463124283009/ ⤴
- Pour en connaître plus sur l’histoire du mouvement écologiste et sur Steven Guilbeault, lire : « 40 ans de luttes pour l’environnement T.1 : Sur les ailes de l’aigle – Un gars de chantier chez les verts (1982-2002) », 2023 ; et « T.2 : La Guerre des fossiles – 2003-2023 », 2024, de André Bélisle et Philippe Bélisle, Éditions Somme toute. ⤴





